serie-27.jpg Stéphane Mallarmé



Nota introductoria
y selección de
Salvador Elizondo

(Varios traductores)



VERSIÓN PDF

 


Nota introductoria

 

No sin la presentación simultánea del original francés y de su versión española me hubiera atrevido a componer este breve espicilegio de Stéphane Mallarmé, cuya obra ha constituido siempre uno de los desafíos más arriesgados para los traductores que muchas veces, en el intento, se han revelado como excelentes poetas al rebasar, esquivar o absorber el original pero sin conseguir jamás en otra lengua su equivalente exacto. El honor de la diferencia no reside en ninguna característica propia de la lengua francesa (que, sobre todo en los niveles de la lectura poética, es casi igual que la nuestra) sino en la originalidad del lenguaje poético de Mallarmé.

Ese lenguaje discurre dentro de un sistema como de vasos comunicantes entre la cosa y su ausencia; la imagen es la ausencia de la cosa y la cosa es el conjunto de cualidades de que carece y que la definen como cosa ausente, nulificada o, para emplear una expresión cara a Mallarmé, “abolida”, devuelta a la nada de su inanidad sonora mediante una escritura sometida a los más arduos rigores de una metafísica desolada y terrible y a los más enrarecidos preceptos de una poética limítrofe de la Alquimia.

Transcurrida entre 1842 y 1898 la vida de Mallarmé sólo registra un acontecimiento digno de ser tenido en cuenta: la revelación que tuvo en 1866 de que el mundo era un libro que él estaba escribiendo, obra pura soñada en la que se ocuparía hasta el fin de su vida. Obra que se realiza en la Nada —espacio nulo en el que tiene lugar el poema, Ánfora del Universo, escombros de los magníficos desastres que el alma sufre o representa en el escenario sombrío del Silencio, ahí donde el lenguaje nace y muere como Fantasma Puro de sí mismo, como expresión del Vacío y de la Nada.

 
Se supone que Un coup de dés sería un fragmento mínimo de esa gran obra soñada. Valéry, que conoció esta prodigiosa construcción poética en su estado de pruebas de plana exclama: “Donde Kant, bastante ingenuamente tal vez, había creído ver la Ley Moral, Mallarmé percibía sin duda el Imperativo de una poesía: una Poética... Él ha intentado... elevar en fin una página a la potencia del cielo estrellado.”

 

Salvador Elizondo

 


Salut


Rien, cette écume, vierge vers
A ne désigner que la coupe;
Telle loin se noie une troupe
De sirènes mainte à l’envers.

Nous naviguons, ô mes divers
Amis, moi déjà sur la poupe
Vous l’avant fastueux qui coupe
Le flot de foudres et d’hivers;

Une ivresse belle m’engage
Sans craindre même son tangage
De porter debout ce salut

Solitude, récif, étoile
A n’importe ce qui valut

Le blanc souci de notre toile.

 


 

Saludo 1


Nada, esta espuma, virgen es
el verso que sólo a la copa
designa. Así lejos, en tropa,
sirenas húndense al revés.

Navegamos. Mi sitio es,
oh diversos amigos, la popa
y es el vuestro la proa que copa
rayos e inviernos. Embriaguez

gozosa ahora me convida
(su cabeceo no intimida)
a hacer de pie el saludo mío,

soledad, estrella arrecife,
a cuanto valga en este esquife
de nuestra vela el blanco brío.

 


 

Brise marine


La chair est triste, hélas ! et j’ai lu tous les livres.
Fuir ! là-bas fuir! Je sens que des oiseaux sont ivres
D’être parmi l’écume inconnue et les cieux !
Rien, ni les vieux jardins reflétés par les yeux
Ne retiendra ce coeur qui dans la mer se trempe
O nuits ! ni la clarté déserte de ma lampe
Sur le vide papier que la blancheur défend
Et ni la jeune femme allaitant son enfant.
Je partirai ! Steamer balançant ta mâture,
Lève l’ancre pour une exotique nature !

Un Ennui, désolé par les cruels espoirs,
Croit encore à l’adieu suprême des mouchoirs !
Et, peut-être, les mâts, invitant les orages
Sont-ils de ceux qu’un vent penche sur les naufrages Perdus, sans mâts, sans mâts, ni fertiles îlots…
Mais, ô mon coeur, entends le chant des matelots !

 


 

Brisa marina2


¡La carne es triste, ay! y ya agoté los libros.
¡Huir, huir allá! Siento a las aves ebrias
De estar entre la ignota espuma y los cielos.
Nada, ni los viejos jardines que los ojos reflejan
Retendrá el corazón que hoy en el mar se anega,
Oh noches, ni la desierta claridad de mi lámpara
Sobre el papel vacío que su blancura veda
Y ni la joven madre que a su niño amamanta.
Partiré ¡Steamer que balanceas tu arboladura,
Leva ya el ancla para la exótica aventura!

Un Tedio, desolado por crueles esperanzas
Cree aún en el supremo adiós de los pañuelos,
Aunque, tal vez, los mástiles que invitan huracanes
Son aquellos que el viento doblega en los naufragios
Perdidos, sin mástiles, sin mástiles ni fértiles islotes…
¡Mas, oh corazón mío, escucha la canción de los marinos!

 


 

Don du poème


Je t’apporte l’enfant d’une nuit d’Idumée!
Noire, à l’aile saignante et pâle, déplumée,
Par le yerre brûlé d’aromates et d’or
Par les carreaux glacés, hélas! mornes encor
L’aurore se jeta sur la lampe angélique,
Palmes! et quand elle a montré cette relique
A ce père essayant un sourire ennemi,
La solitude bleue et stérile a frémi.
O la berceuse, avec ta filie et l’innocence
De vos pieds froids, accueille une horrible naissance
Et ta voix rappelant viole et clavecin,
Avec le doigt fané presseras-tu le sein
Par quí coule en blancheur sibylline la femme
Pour les lèvres que l’air du vierge azur affame?

 


 

Don del poema1


¡Te traigo aquí a la hija de una noche idumea!
Negra, de ala sangrienta y pálida e implume,
por el vidrio que incendian los aromas y el oro,
por heladas ventanas opacas todavía,
la aurora se arrojó sobre el candil angélico,
¡palmas! y cuando ya mostraba esa reliquia
al padre que enemiga sonrisa aventuraba,
la estéril soledad azul se estremecía.
¡Oh arrulladora, con tu niña y la inocencia
de tus helados pies el nacimiento horrible
acoge, y con tu voz que viola y clave evoca.
¿Oprimirán tus dedos marchitos ese pecho
del que mana en blancura sibilina la hembra
hacia labios que el aire del azul virgen tienta?

 

 


 

Cantique de saint Jean


Le soleil que sa halte
Surnaturelle exalte
Aussitôt redescend
    Incandescent

Je sens comme aux vertêbres
S’éployer des ténébres
Toutes dans un frisson
    A l’unisson

Et ma tête surgie
Solitaire vigie
Dans les vols triomphaux
    De cette faux

Comme rupture franche
Plutôt refoule ou tranche
Les anciens désaccords
    Avec le corps

Qu’elle de jeûnes ivre
S’opiniâtre à suivre
En quelque bond hagard
    Son pur regard

Là-haut où la froidure
Eternelle n’endure
Que vous le surpassiez
    Tous ô glaciers

Mais selon un baptême
Illuminée au même
Principe qui m’élut
    Penche un salut.

 


 

Canto del bautista3


El sol que su detención
Sobrenatural exalta
Vuelve a caer prontamente
               Incandescente

Siento como si en las vértebras
Tinieblas se desplegasen
Todas estremecimiento
                En un momento

Y mi cabeza surgida
Solitaria vigilante
Al triunfal vuelo veloz
               De esta hoz

Como ruptura sincera
Bien pronto rechaza o zanja
Con el cuerpo inarmonías
                De otros días

Pues embriagada de ayunos
Ella se obstina en seguir
En brusco salto lanzada
               Su pura mirada

Allá arriba donde eterna
La frialdad no soporta
Que la aventajéis ligeros
               Oh ventisqueros

Pero según un bautismo
Alumbrado por el mismo
Principio que me comprende
               Una salvación pende.

 


 

L’apres-midi d’un faune


Eglogue

                                        le faune

Ces nymphes, je les veux perpétuer.

                                                      Si clair,
Leur incarnat léger, qu’il voltige dans l’air
Assoupi de sommeils touffus.

                                            Aimai-je un rève?
Mon doute, amas de nuit ancienne, s’achève
En maint rameau subtil, qui, demeuré les vrais
Bois mêmes, prouve, hélas! que bien seul je m’offrais
Pour triomphe la faute idéale de roses.

Réfléchissons…

                               ou si les femmes dont tu gloses
Figurent un souhait de tes sens fabuleux!
Faune, l’illusion s’échappe des yeux bleus
Et froids, comme une source en pleurs, de la plus chaste:
Mais, l’autre tout soupirs, dis-tu qu’elle contraste
Comme brise du jour chaude dans ta toison!
Que non! par l’immobile et lasse pâmoison
Suffoquant de chaleurs le matin frais s’il lutte,
Ne murmure point d’eau que ne verse ma flûte
Au bosquet arrosé d’accords; et le seul vent
Hors des deux tuyaux prompt à s’exhaler avant
Qu’il disperse le son dans une pluie aride,
C’est, à l’horizon pas remué d’une ride,
Le visible et serein souffle artificiel
De l’inspiration, qui regagne le ciel.

O bords siciliens d’un calme marécage
Qu’à l’envi des soleils ma vanité saccage,
Tacite sous les fleurs d’étincelles, contez
»Que je coupais ici les creux roseaux domptés
»Par le talent; quand, sur l’or glauque de lointaines
» Verdures dédiant leur vigne à des fontaines, »Ondoie une blancheur animale au repos:
»Et qu’au prélude lent où naissent les pipeaux
»Ce vol de cygnes, non! de naïades se sauve
»Ou plonge ...»

                      Inerte, tout brúle dans l’heure fauve
Sans marquer par quel art ensemble détala
Trop d’hymen souhaité de qui cherche le la:
Alors m’éveillerai-je à la ferveur première,
Droit et seul, sous un flot antique de lumière,
Lys! et l’un de vous tous pour l’ingénuité.

Autre que ce doux rien par leur lèvre ébruité,
Le baiser, qui tout bas des perfides assure,
Mon sein, vierge de preuve, atteste une morsure
Mystérieuse, due à quelque auguste dent;
Mais, bast! arcane tel élut pour confident
Le jonc vaste et jumeau dont sous l’azur on joue:
Qui, détournant á soi le trouble de la joue,
Rêve, dans un solo long, que nous amusions
La beauté d’alentour par des confusions
Fausses entre elles-mêmes et notre chant crédule;
Et de faire aussi haut que l’amour se module
Evanouir du songe ordinaire de dos
Ou de flanc pur suivis avec mes regards clos,
Une sonore, vaine et monotone ligne.

Tâche donc, instrument des fuites, ô maligne
Syrinx, de refleurir aux Lacs où tu m’attends!
Moi, de ma rumeur fier, je vais parler longtemps
Des déesses; et par d’idolatres peintures,
A leur ombre enlever encore des ceintures:
Ainsi, quand des raisins j’ai sucé la clarté,
Pour bannir un regret par ma feinte écarté,
Rieur, j’élève au ciel d’été la grappe vide
Et, soufflant dans ses peaux lumineuses, avide
D’ivresse, jusqu’au soir je regarde au travers.

O nymphes, regonflons des souvenirs divers.
»Mon oeil, trouant les joncs, dardait chaque encolure
»Immortelle, qui noie en l’onde sa brûlure
»Avec un cri de rage au ciel de la forêt;
»Et le splendide bain de cheveux disparaît
»Dann les clartés et les frissons, ô pierreries!
»J’accours; quand, à mes pieds, s’entrejoignent (meurtries
»De la langueur goûtée à ce mal d’être deux)
» Des dormeuses parmi leurs seuls bras hasardeux;
»Je les ravis, sans les désenlacer, et vole
»A ce massif, haï par l’ombrage frivole,
»De roses tarissant tout parfum au soleil,
»Où notre ébat au jour consumé soft pareil.»

Je t’adore, courroux des vierges, ô délice
Farouche du sacré fardeau nu qui se glisse
Pour fuir ma lèvre en feu buvant, comme un éclair
Tressaille! la frayeur secrète de la chair:
Des pieds de l’inhumaine au coeur de la timide
Que délaisse à la fois une innocence, humide
De larmes folies ou de moires tristes vapeurs.
»Mon crime, c’est d’avoir, gai de vaincre ces peurs
»Traîtresses, divisé la touffe échevelée
»De baisers que les dieux gardaient si bien mêlée:
»Car, a peine j’allais cacher un rire ardent
»Sous les replis heureux d’une seule (gardant
»Par un doigt simple, afire que sa candeur de plume
»Se teignît à l’émoi de sa soeur qui s’allume,

»La petite, naïve et ne rougissant pas)
»Que de mes bras, défaits par de vagues trépas,
»Cette proie, à jamais ingrate se délivre
»Sans pitié du sanglot dont j’étais encore ivre.»

Tant pis! vers le bonheur d’autres m’entraîneront
Par leur tresse nouée aux cornes de mon front:
Tu sais, ma passion, que, pourpre et déjà mûre,
Chaque grenade éclate et d’abeilles murmure;
Et notre sang, épris de qui le va saisir,
Coule tout l’essaim éternel du désir.
A l’heure où ce bois d’or et de cendres se teinte
Une fête s’exalte en la feuillée éteinte:
Etna! c’est parmi toi visité de Vénus
Sur ta lave posant ses talons ingénus,
Quand tonne un somme triste ou s’épuise la flamme.
Je tiens la reine!
                             O sûr châtiment…
                                                  Non, mais l’âme
De paroles vacante et ce corps alourdi
Tard succombent au fier silence de midi:
Sans plus il faut dormir en l’oubli du blasphème,
Sur le sable altéré gisant et comme j’aime
Ouvrir ma bouche à l’astre efficace des vins!

Couple, adieu; je vais voir l’ombre que tu devins.

 


 

La siesta de un fauno4


Égloga

                                       el fauno:

Estas ninfas quisiera perpetuarlas.

                                             Palpita
su granate ligero, y en el aire dormita
en sopor apretado.

                             ¿Quizá yo un sueño amaba?
Mi duda, en oprimida noche remota, acaba
en más de una sutil rama que bien sería
los bosques mismos, al probar que me ofrecía
como triunfo la falta ideal de las rosas.

Reflexionemos...

                        ¡Si las mujeres que glosas
un deseo figuran de tus sentidos magos!
Se escapa la ilusión de aquellos ojos vagos
y fríos, cual llorosa fuente, de la más casta:
mas la otra, en suspiros, dices tú que contrasta
como brisa del día cálida en tu toisón.
¡Que no! que por la inmóvil y lasa desazón
—el son con la frescura matinal en reyerta—
no murmura agua que mi flauta no revierta
al otero de acordes rociado; sólo el viento
fuera de los dos tubos pronto a exhalar su aliento
en árida llovizna derrame su conjuro;
es, en la línea tersa del horizonte puro,
el hálito visible y artificial, el vuelo
con que la inspiración ha conquistado el cielo.

Sicilianas orillas de charca soporosa
que al rencor de los soles mi vanidad acosa,
tácita bajo flores de centellas, DECID

«Que yo cortaba juncos vencidos en la lid
por el talento; al oro glauco de las lejanas
verduras consagrando su viña a las fontanas:
Ondea una blancura animal en la siesta:
y que al preludio lento de que nace la fiesta,
vuelo de cisnes, ¡no! de náyades, se esquive
o se sumerja ...»
                                  Fosca, la hora inerte avive
sin decir de qué modo sutil recogerá
hímenes anhelados por el que busca el LA:
me erguiré firme entonces al inicial fervor,
recto y solo, entre olas antiguas de fulgor,
¡lis! uno de vosotros para la ingenuidad.


Sólo esta nada dócil, oh labios, propalad,
beso que suavemente perfidias asegura,
mi pecho virgen antes, muestra una mordedura
misteriosa, legado de algún augusto diente;
¡y basta! arcano tal buscó por confidente
junco gemelo y vasto que al sol da su tonada:
que, desviando de sí mejilla conturbada,
sueña en un solo lento, tramar en ocasiones
la belleza en redor quizá por confusiones
falsas entre ella misma y nuestra nota pura;
y de lograr, tan alto como el amor fulgura,
desvanecer del sueño sólito de costado
o dorso puro, por mi vista ciega espiado,
una línea vana monótona y sonora.

¡Quiere, pues, instrumento de fugas, turbadora
siringa, florecer en el lago en que aguardas!
Yo, en mi canto engreído, diré fábulas tardas
de las diosas; y, por idólatras pinturas,
a su sombra hurtaré todavía cinturas:
así, cuando a las vides la claridad exprimo,
por desechar la pena que me conturba, mimo
risas alzo el racimo ya exhausto, al sol, y siento,
cuando a las luminosas pieles filtro mi aliento,
mirando a su trasluz una ávida embriaguez.

¡Oh ninfas, los RECUERDOS unamos otra vez!

«Mis ojos horadando los juncos, cada cuello
inmortal, que en las ondas hundía su destello
y un airado clamor al cielo desataba:
y el espléndido baño de cabellos volaba
entre temblor y claridad ¡oh pedrería!
Corro; cuando a mis pies alternan (se diría
por ser dos, degustando, langorosas, el mal)
dormidas sólo en medio de un abrazo fatal,
las sorprendo sin desenlazarlas, y listo
vuelo al macizo, de fútil sombra malquisto,
de rosas que desecan al sol todo perfume,
en que, como la tarde nuestra lid se resume.»

 

¡Yo te adoro, coraje de vírgenes, oh gala
feroz del sacro fardo desnudo que resbala
por huir de mi labio fogoso, y como un rayo
zozobra! De la carne misterioso desmayo;
de los pies de la cruel al alma de la buena
que abandona a la vez una inocencia, llena
de loco llanto y menos atristados vapores.

«Mi crimen es haber, tras de humillar temores
traidores desatado el intrincado nido
de besos que los dioses guardaban escondido;
pues yendo apenas a ocultar ardiente risa
tras los pliegues de una sola (sumisa
guardando para que su candidez liviana
se tiñera a la fiel emoción de su hermana
la pequeñuela, ingenua, sin saber de rubor):
ya de mis brazos muertos por incierto temblor,
esta presa, por siempre ingrata, se redime
sin piedad del sollozo de que embriagado vime.»

¡Peor! me arrastrarán otras hacia la vida
por la trenza a los cuernos de mi frente ceñida:
tú sabes mi pasión, que, púrpura y madura,
toda granada brota y de abejas murmura;
y nuestra sangre loca por quien asirla quiere,
fluye por el enjambre del amor que no muere.
Cuando el bosque de oro y cenizas se tiña,
una fiesta se exalta en la muriente viña:
¡Etna! En medio de ti, de Venus alegrado,
en tu lava imprimiendo su coturno sagrado,
si un sueño triste se oye, si su fulgor se calma,
¡Tengo la reina!

                       ¡Oh cierto castigo...!
                                                     Pero el alma,
de palabras vacante, y este cuerpo sombrío
tarde sucumben al silencio del estío:
sin más, fuerza es dormir, lejano del rencor,
sobre la arena sitibunda, a mi sabor
la boca abierta al astro de vinos eficaces

¡Oh par, adiós! la sombra miro a la que tornas.

 


 

Sainte


A la fenêtre recélant
Le santal vieux qui se dédore
De sa viole étincelant
Jadis avec flûte ou mandore,

Est la Sainte pâle, étalant
Le livre vieux qui se déplie
Du Magnificat ruisselant
Jadis selon vêpre et complie:

A ce vitrage d’ostensoir
Que frôle une harpe par l’Ange
Formée avec son vol du soir
Pour la délicate phalange

Du doigt que, sans le vieux santal
Ni le vieux livre, elle balance
Sur le plumage instrumental,
Musicienne du silence.

 


 

Santa5


En la ventana está ocultando
desdorados sándalos viejos
de su viola resplandeciente
—flauta o laúd en otro tiempo—

la pálida Santa que extiende
el libro viejo que prodiga
el Magnificat deslumbrante
según las completas y vísperas.

Roza el vitral de ese ostensorio
el arpa alada de algún Ángel
creada en el vuelo vespertino
para el primor de su falange.

Y deja el sándalo y el libro,
y acariciante pasa el dedo
sobre el plumaje instrumental
la tañedora del silencio.

 


 

Toast funèbre


O de notre bonheur, toi, le fatal emblème!

Salut de la démence et libation blême,
Ne crois pas qu’au magique espoir du corridor
J’offre ma coupe vide où souffre un monstre d’or!
Ton apparition ne va pas me suffire:
Car je t’ai mis, moi-même, en un lieu de porphyre.
Le rite est pour les mains d’éteindre le flambeau
Contre le fer épais des portes du tombeau:
Et l’on ignore mal, élu pour notre fête
Très simple de chanter l’absence du poète,
Que ce beau monument l’enferme tout entier.
Si ce n’est que la gloire ardente du métier,
Jusqu’a l’heure commune et vile de la cendre,
Par le carreau qu’allume un soir fier d’y descendre,
Retourne vers les feux du pur soleil mortel!

Magnifique, total et solitaire, tel
Tremble de s’exhaler le faux orgueil des hommes.
Cette foule hagarde! elle annonce: Nous sommes
La triste opacité de nos spectres futurs.
Mais le blason des deuils épars sur de vains murs
J’ai méprisé l’horreur lucide d’une larme,
Quand, sourd même à mon vers sacré qui ne l’alarme
Quelqu’un de ces passants, fier, aveugle et muet,
Hite de son linceul vague, se transmuait
En le vierge héros de l’attente posthume.
Vaste gouffre apporté dans l’amas de la brume
Par l’irascible vent des mots qu’il n’a pas dits,
Le néant à cet Homme aboli de jadis:
«Souvenirs d’horizons, qu’est-ce, ô toi, que la Terre?»
Hurle ce songe; et, voix dont la clarté s’altère,
L’espace a pour jouet le cri: «Je ne sais pas!»

Le Maître, par un oeil profond, a, sur ses pas,
Apaisé de l’éden l’inquiète merveille
Dont le frisson final, dans sa voix seule, éveille
Pour la Rose et le Lys le mystère d’un nom.
Est-il de ce destin rien qui demeure, non?
O vous tous, oubliez une croyance sombre.
Le splendide génie éternel n’a pas d’ombre.
Moi, de votre désir soucieux, je veux voir,
A qui s’évanouit, hier, dans le devoir
Idéal que nous font les jardins de cet astre,
Survivre pour l’honneur du tranquille désastre
Une agitation solennelle par l’air
De paroles, pourpre ivre et grand calice clair,
Que, pluie et diamant, le regard diaphane
Resté là sur ces fleurs dont nulle ne se fane,
Isole parmi l’heure et le rayon du jour!

C’est de nos vrais bosquets déjà tout le séjour,
Où le poète pur a pour geste humble et large
De l’interdire au rêve, ennemi de sa charge:
Afin que le matin de son repos altier,
Quand la mort ancienne est comme pour Gautier
De n’ouvrir pas les yeux sacrés et de se taire;
Surgisse, de l’allée ornement tributaire,
Le sépulcre solide où gît tout ce qui nuit,
Et l’avare silence et la massive nuit.

 


 

Brindis fúnebre2

a Théophile Gautier


¡Oh tú, de nuestra dicha el emblema fatal!

¡Salud de la demencia y pálida libación,
No a la esperanza mágica del corredor ofrezco
La hueca copa en que áureo monstruo sufre!
Tu aparición no habrá de serme suficiente:
Yo mismo te he guardado en un lugar de pórfiro.
El rito de las manos es apagar la antorcha
Contra el pesado hierro de la fúnebre losa:
Y apenas ignoramos que a nuestra fiesta vienes
Porque es fácil cantar la ausencia del poeta
Que este bello sepulcro encierra toda entera.
Si no es más que la gloria ardiente del oficio
Llegada la hora común y vil de la ceniza
Orgullosa descienda por el claro orificio
Y torne hacia los fuegos del puro sol mortal!

Magnífico, total y solitario, así
Tiembla ante el falso orgullo de los hombres.
Esta turba mezquina ya lo anuncia: que somos`
La triste opacidad de nuestro espectro futuro.
Mas desprecié el lúcido horror de una lágrima
Blasón de duelo que orna el vano muro
Cuando sordo a mi sacro verso que no lo alarma,
Uno de estos paseantes, ciego, impasible y mudo,
El huésped de su vago sudario, en el héroe
Virginal de la póstuma espera se transmuta.
Vasto abismo traído en la masa de bruma
Por el viento irascible de sus palabras tácitas,
La nada había abolido a este hombre hace mucho:
“Recuerdo de horizontes ¿qué es, oh tú, la Tierra?”
Clama el sueño y, voz de alterada claridad,
Todo el espacio juega con el grito “¡No sé!”

Al pasar el Maestro, con su mirar profundo
Del edén apacigua la inquieta maravilla
Cuyo espasmo final sólo en su voz aviva
Para el Lirio y la Rosa el misterio de un nombre.
¿De todo este destino queda algo todavía?
Olvidad, oh vosotros, creencia tan sombría.
El genio, espléndido y eterno, no arroja sombra alguna.
Yo, atento a vuestras ansias quiero volver a ver
Al que desvanecido ayer en la tarea
Ideal que nos imponen los jardines del astro,
Sobrevive para el honor del tranquilo desastre
Una agitación solemne por los aires
De palabras, púrpura ebria y clarísimo cáliz
Que, lluvia y diamante, la mirada diáfana
Posada entre las flores sin marchitar ninguna
Aísla entre la hora y la alborada!

Es el único sitio entre estos bosquecillos
Donde el poeta puro con gesto humilde y amplio
Impide el paso al sueño, enemigo de su arte:
Para que en la mañana de su reposo altivo,
Cuando la antigua muerte sea como para Gautier
No abrir ya más los ojos sagrados y callar
Surja, de la avenida tributario ornamento,
El sólido sepulcro que guarda lo que turba
El avaro silencio y la masiva noche.

 


 

Éventail

de Mme Mallarmé


Avec comme pour langage
Rien qu’un battement aux cieux
Le futur vers se dégage
Du logis très précieux

Aile tout bas la courrière
Cet éventail si c’est lui
Le même par qui derrière
Toi quelque miroir a lui

Limpide (où va redescendre
Pourchassée en chaque grain
Un peu d’invisible cendre
Seule à me rendre chagrin)

Toujours tel il apparaisse
Entre tes mains sans paresse.

 

 


 

Abanico6

De Mme Mallarmé


Como sin otra expresión
que un latir que al cielo anhela
el verso futuro vuela
de la exquisita mansión

ala baja mensajera
es el abanico si
el mismo es que tras de ti
a sí propio espejo fuera

tan límpido (donde cede
pues brizna a brizna la amaga
la poca ceniza vaga
sola que afligirme puede)

siempre así palpite y siga
en tus manos sin fatiga.

 


 

Autre Éventail

de Mme Mallarmé


O rêveuse, pour que je plonge
Au pur délice sans chemin,
Sache, par un subtil mensonge,
Garder mon aile dans ta main.

Une fraîcheur de crépuscule
Te vient á chaque battement
Dont le coup prisonnier recule
L’horizon délicatement.

Vertige! voici que frissonne
L’espace comme un grand baiser
Qui, fou de naître pour personne,
Ne peut jaillir ni s’apaiser.

Sens-tu le paradis farouche
Ainsi qu’un rire enseveli
Se couler du coin de ta bouche
Au fond de l’unanime pli!

Le sceptre des rivages roses
Stagnants sur les soirs d’or, ce l’est,
Ce blanc vol fermé que tu poses
Contre le feu d’un bracelet.

 


 

Otro abanico6

de Mme Mallarmé


Oh soñadora: para que yo me sumerja
en la pura delicia sin camino,
sabe, por una sutil mentira,
guardar mi ala en tu mano.

Una frescura de crepúsculo
te llega a cada compás,
cuyo golpe prisionero hace retroceder
el horizonte delicadamente.

¡Vértigo! He aquí que se estremece
el espacio como un gran beso
que, loco de nacer para nadie
ni estalla al fin ni se apacigua.

¿Sientes el paraíso feroz,
lo mismo que una risa enterrada,
fluir del ángulo de tu boca
al fondo el pliegue unánime?

El cetro de las riberas rosas
estancado sobre las tardes de oro, éste lo es,
este blanco vuelo cerrado que tú dejas posarse
contra el fuego de un brazalete.

 


 

Plusierur sonnets


I

Quand l’ombre menaça de la fatale loi
Tel vieux Rêve, désir et mal de mes vertèbres,
Affligé de périr sous les plafonds funèbres
Il a ployé son aile indubitable en moi.

Luxe, ô salle d’ébène où, pour séduire un roi
Se tordent dans leur mort des guirlandes célèbres,
Vous n’êtes qu’un orgueil menti par les ténèbres
Aux yeux du solitaire ébloui de sa foi.

Oui, je sais qu’au lointain de cette nuit, la Terre
Jette d’un grand éclat l’insolite mystère,
Sous les siècles hideux qui l’obscurcissent moins.

L’espace à soi pareil qu’il s’accroisse ou se nie
Roule dans cet ennui des feux vils pour témoins
Que s’est d’un astre en fête allumé le génie.


II

Le vierge, le vivace et le bel aujourd’hui
Va-t-il nous déchirer avec un coup d’aile ivre
Ce lac dur oublié que hante sous le givre
Le transparent glacier des vols qui n’ont pas fui!

Un cygne d’autrefois se souvient que c’est lui
Magnifique mais qui sans espoir se délivre
Pour n’avoir pas chanté la région où vivre
Quand du stérile hiver a resplendi l’ennui.

Tout son col secouera cette blanche agonie
Par l’espace infligée á l’oiseau qui le nie,
Mais non l’horreur du sol où le plumage est pris.

Fantôme qu’à ce lieu son pur éclat assigne,
Il s’immobilise an songe froid de mépris
Que vêt parmi l’exil inutile le Cygne.


III

Victorieusement fui le suicide beau
Tison de gloire, sang par écume, or, tempête!
O rire si là-bas une pourpre s’apprête
A ne tendre royal que mon absent tombeau.

Quoi! de tout cet éclat pas même le lambeau
S’attarde, il est minuit, à l’ombre qui nous fête
Excepté qu’un trésor présomptueux de tête
Verse son caressé nonchaloir sans flambeau,

La tienne si toujours le délice! la tienne
Oui seule qui du ciel évanoui retienne
Un peu de puéril triomphe en t’en coiffant

Avec clarté quand sur les coussins tu la poses
Comme un casque guerrier d’impératrice enfant
Dont pour te figurer il tomberait des roses.

IV

Ses purs ongles très haut dédiant leur onyx,
L’Angoisse, ce minuit, soutient, lampadophore,
Maint rêve vespéral brûlé par le Phénix
Que ne recueille pas de cinéraire amphore

Sur les crédences, au salon vide: nul ptyx,
Aboli bibelot d’inanité sonore
(Car le Maître est allé puiser des pleurs au Styx
Avec ce seul objet dont le Néant s’honore).

Mais proche la croisée au nord vacante, un or
Agonise selon peut-être le décor
Des licornes ruant du feu contre une nixe,

Elle, défunte nue en le miroir, encor
Que, dans 1’oubli fermé par le cadre, se fixe
De scintillations sitôt le septuor.

 


 

Varios sonetos1


I

Cuando con ley fatal lo amenazó la sombra,
el viejo Sueño —plaga, deseo de mis vértebras—,
triste de perecer bajo fúnebres techos,
plegó en mí sus puntuales alas. ¡Oh lujo, estancia

de ébano en que sólo por seducir a un rey
tan célebres guirnaldas muriendo se retuercen,
un orgullo mentido por las tinieblas eres
para este solitario al que la fe deslumbra.

Yo sé que en lo lejano de esta noche la Tierra
lanza el misterio insólito de su fulgor enorme
bajo siglos grotescos que la oscurezcan menos.

Crezca o se niegue, idéntico a sí mismo el espacio,
arrastra en ese hastío viles fuegos testigos
de que un astro, entre fiestas, ha iluminado al genio.


II

El virgen, el vivaz, el hermoso presente,
¿desgarrará de un golpe de ala ebria este duro
lago, olvidado ya, que asedia bajo escarcha
el glaciar transparente de no emprendidos vuelos?

Un cisne de otro tiempo recuerda que magnífico
pero sin esperanza, es él quien se libera
por no haber celebrado la región de vivir
cuando del yermo invierno resplandeció el hastío.

Sacudirá su cuello esa blanca agonía
que el espacio ha infligido al ave que lo niega,
mas no el horror del suelo que apresa a su plumaje.

Fantasma que a este sitio su puro brillo asigna,
se pasma ya en el sueño helado del espacio
que el Cisne viste en medio de su inútil exilio.


III

Triunfalmente evadido el hermoso suicidio,
¡tizón de gloria, sangre por espuma, oro, rayo!
Oh risa si a lo lejos la púrpura se apresta,
regia, a no decorar sino mi tumba ausente.

¡Cómo!, de aquel incendio ni un jirón se demora
—es medianoche— aquí, en nuestra sombra en fiesta,
salvo este presuntuoso tesoro, esta cabeza
que vierte acariciada indolencia sin luces:

la tuya, la que siempre es delicia, la tuya,
única que del cielo desvanecido guarda
algo de la pueril victoria, coronada

de claridad ahora que en el cojín la posas
como un casco guerrero de emperatriz infante
que para figurarte dejara caer rosas.


IV

De uñas puras muy alto el ónix ofrendando,
la Angustia —es medianoche— sostiene, lampadóforo,
mucho vesperal sueño quemado por el Fénix
que no recoge ánfora alguna cineraria

en las credencial del salón vacuo: conca alguna,
abolida voluta de inanidad sonora,
(porque el Amo a la Estigia ha bajado por llanto
con ese objeto solo que enaltece a la Nada).

Mas cerca la ventana vacante al norte, un oro
agoniza, según tal vez el decorado
de unicornios que a fuego a la ninfa arremeten:

ella, desnuda y ya difunta en el espejo
ahora que en el marco de clausurado olvido
se fija en centelleos el súbito septeto.

 


 

Toute l’ame…


Toute l’âme résumée
Quand lente nous l’expirons
Dans plusieurs ronds de fumée
Abolis en autres ronds

Atteste quelque cigare
Brûlant savamment pour peu
Que la cendre se sépare
De son clair baiser de feu

Ainsi le choeur des romances
A la lèvre vole-t-il
Exclus-en si tu commences
Le réel parce que vil

Le sens trop précis rature
Ta vague littérature.

 


 

Si toda el alma…1


Si toda el alma resumo
cuando lentamente espira
abolida y nueva espira
en cada espira de humo

algún cigarro compruebo
docto en arder aunque aprisa
no se aparte la ceniza
del claro beso de fuego

así al coro de canciones
que al labio vuela servil
suprime cuando lo entones
todo lo real por vil

que lo muy preciso estraga
tu literatura vaga.

 


 

Le tombeau d’Edgar Poe


Tel qu’en en Lui-même enfin l’éternité le change
Le Poète suscite avec un glaive nu
Son siècle épouvanté de n’avoir pas connu
Que la mort triomphait dans cette voix étrange!

Eux, comme un vil sursaut d’hydre oyant jadis l’ange
Donner un sens plus pur aux mots de la tribu
Proclamèrent très haut le sortilège bu
Dans le flot sans honneur de quelque noir mélange.

Du sol et de la nue hostile, ô grief!
Si notre idée ave ne sculpte un bas-relief
Dont la tombe de Poe éblouissante s’orne,

Calme bloc ici-bas chu d’un désastre obscur,
Que ce granit du moins montre à jamais sa borne
Aux noirs vols du Blasphème épars dans le futur.

 


 

La tumba de Edgar Poe1


Como en Sí Mismo al fin la eternidad lo cambia,
el poeta suscita con su espada desnuda
a su siglo espantado de no haber conocido
que triunfaba la muerte en esa voz extraña.

Hidra en vil sobresalto que antaño oyera al ángel
dar más puro sentido al habla de la tribu,
así anunciaron ellos el conjuro bebido
en la marea innoble de una mixtura negra.

¡Oh agravio si con suelo y con nubes hostiles
nuestra idea no esculpe algún bajorrelieve
con que la deslumbrante tumba de Poe se adorne!

Bloque en calma caído de un oscuro desastre,
que este granito al menos siempre ataje los negros
vuelos que la Blasfemia dispersa en el futuro.

 


 

I

Tout Orgueil fume-t-il du soir,
Torche dans un branle étouffée
Sans que l’immortelle bouffée
Ne puisse á l’abandon surseoir!

La chambre ancienne de l’hoir
De maint riche mais chu trophée
Ne serait pas même chauffée
S’il survenait par le couloir.

Affres du passé nécessaires
Agrippant comme avec des serres
Le sépulcre de désaveu,

Sous un marbre lourd qu’elle isole
Ne s’allume pas d’autre feu
Que la fulgurante console.


II

Surgi de la croupe et du bond
D’une verrerie éphémère
Sans fleurir la veillée amère
Le col ignoré s’interrompt.

Je crois bien que deux bouches n’ont
Bu, ni son amant ni ma mère,
Jamais à la même Chimère,
Moi, sylphe de ce froid plafond!

Le pur vase d’aucun breuvage
Que l’inexhaustible veuvage
Agonise mais ne consent,

Naïf baiser des plus funèbres!
A rien expirer annonçant
Une rose dans les ténèbres.


III

Une dentelle s’abolit
Dans le doute du Jeu supreme
A n’entr’ouvrir comme un blaspheme
Qu’absence éternelle de lit.

Cet unanime blanc conflit
D’une guirlande avec la meme,
Enfui contre la vitre bleme
Flotte plus qu’il n’ensevelit.

Mais chez qui du réve se dore
Tristement dort une mandore
Au creux néant musicien

Telle que vers quelque fenetre
Selon nul ventre que le sien,
Filial on aurait pu naitre.

 

 


 

Otros poemas y sonetos1


I

De la noche el Orgullo humea
cual antorcha en revuelo ahogada
sin que pueda la llamarada
inmortal diferir su entrega.

La antigua estancia, rica un día,
hoy con decrépitos trofeos,
no entibiaría el heredero
si apareciera en la crujía.

¡Oh necesario horror de un muerto
ayer!: con garras aferrando
la tumba de una palinodia,

bajo el denso mármol desierto
su único fuego dispensando
y fulgurante, una consola.


II

Surgido del salto y la grupa
de efímero cuerpo de vidrio,
sin florear la amarga velada
se interrumpe el cuello ignorado.

Yo creo que nunca dos bocas
—de su amante y mi madre— me han
bebido en la misma Quimera,
a mí, silfo del frío techo,

vaso puro de ningún filtro
que en la viudez inagotable
agoniza, pero no cede,

beso ingenuo de los más fúnebres
que anuncia sin nada espirar
una rosa entre las tinieblas.


III

Un encaje queda abolido
en la duda del Juego extremo,
al sólo entreabrir, ¡oh blasfemo!,
un lecho desaparecido.

El blanco, unánime altercado
de una guirnalda con la misma
huye, y más flota que se abisma,
por vidrios lívidos cercado.

En quien el sueño de oro viste,
una mandola duerme triste
en hueca Nada musical

que hacia alguna ventana hiciera,
no de otro vientre sino tal,
que alguien, filial, nacer pudiera.

 


 

Mes bouquins refermÉs sur
le nom de Paphos…


Mes bouquins refermés sur le nom de Paphos,
Il m’amuse d’élire avec le seul génie
Une ruine, par mille écumes bénie
Sous l’hyacinthe, au loin, de ses jours triomphaux.

Coure le froid avec ses silences de faux.
Je n’y hululerai pas de vide nénie
Si ce très blanc ébat au ras du sol dénie
A tout site t’honneur du paysage faux.

Ma faim qui d’aucuns fruits ici ne se régale
Trouve en leur docte manque une saveur égale:
Qu’un éclat de. chair humain et parfumant!

Le pied sur quelque guivre où notre amour tisonne,
Je pense plus longtemps peut-être éperdument
A l’autre, au sein brûlé d’une antique amazone.

 


 

 

Sobre el nombre de Pafos...1


Sobre el nombre de Pafos ya cerrados mis libros,
me regocija ver, por mi genio escogida,
una ruina por muchas espumas bendecida,
lejos, de victoriosos días bajo el jacinto.

Con silencios de hoz corra entonces el frío,
que yo no ulularé nenia alguna vacía
aunque el blanco retozo por los suelos prohíba
el honor de ser falso paisaje a todo sitio.

Mi hambre no se deleita aquí con fruto alguno
y en cada docta ausencia igual sabor encuentra:
¡que aromado y humano, de carne estalle uno!

El pie sobre una sierpe donde arde nuestro amor,
larga, perdidamente tal vez, en otro pienso:
de una amazona antigua el mutilado seno.

 

 


 

Traductores:



1 Ulalume González de León

2 Salvador Elizondo

3 Rosa Chacel

4 Otto de Grieff

5 Mauricio Bacarisse

6 Alfonso Reyes